Pourquoi utiliser  un système RFID ?

La radio-identification est une technologie permet d’assurer le suivi voire de retracer le parcours ou le transport d’objets ou de colis qui se caractérise par les points forts suivants :

  • La modicité des coûts des équipements de tracking sur lesquels elle est basée (lecteurs et étiquettes RFID), permettant d’équiper y compris un simple magasin.
  • La possibilité de transférer via un signal, sur les ondes électromagnétiques, des données sur une distance pouvant atteindre 100 mètres.
  • La lecture des données émises par les tags ou étiquettes RFID est possible y compris au travers d’un emballage en papier, en plastique ou en carton.
  • La souplesse d’utilisation qui permet d’assurer un tracking serré grâce à l’utilisation de lecteurs mobiles et de lecteurs fixes installé sur mâts, sur des portiques ou dans des tunnels.
  • La possibilité d’utiliser des tags Beacons composés de plusieurs capteurs qui permettent en plus d’une fonction d’identification, de mesurer la température, l’humidité, la vitesse ou les vibrations.

Comment utiliser la technologie RFID ?

Mis au point dans les années 1960 pour des usages militaires en matière de traçabilité, le système RFID est basé sur l’utilisation des ondes électromagnétiques pour transférer des données d’identifications entre un émetteur ayant une longue durée de vie (puce, étiquette ou tag) et un récepteur (lecteur, smartphone…).

Cette technologie permettant de tracer les déplacements de produits est basé sur un système composé à la fois matériel et logiciel : </p

  • Des tags actifs (ayant leur propre source d’énergie) ou passifs (s’activant à la réception d’une onde magnétique envoyé par une station RFID) qui émettent des données enregistrées dans leur mémoire.
  • Des lecteurs de radio-identification qui peuvent lire et collecter les données de plusieurs centaines de puces RFID en même temps.
  • Un logiciel permettant de compiler toutes ces données pour permettre aux utilisateurs d’établir des statistiques, d’établir la traçabilité d’objets ou de colis voire d’historiciser et d’analyser des flux.

Selon la finalité pour laquelle ils ont été créés, les systèmes d’identification par ondes radio ne comportent pas tous une partie logicielle. Ainsi un système de contrôle d’accès ne nécessite à priori que l’utilisation d’un équipement de lecture installé sur un point fixe et d’une étiquette RFID installée sur un badge. Pour une plus grande sécurisation des bâtiments il peut être nécessaire de contrôler des flux de personnes ou d’historiciser des entrées et sorties individuelles des locaux, auquel cas un développement logiciel est nécessaire.

Quelle est la différence entre les technologies RFID et NFC ?

La Near Field Communication (Communication en Champ Proche) est une technologie issue de la Radio Frequency IDentification et fonctionnant sur le même principe d’un échange de données par ondes électromagnétiques de types radio entre un émetteur (tag, puce ou étiquette) et un récepteur (station).

Les différences techniques

Tandis que la NFC est uniquement basée sur la bande d’ondes radioélectriques Haute Fréquence (13,56 MHz), la RFID également peut également être déployée en utilisant les ondes Basses Fréquences (125 Khz et134,2 Khz ) et les ondes à Ultra Hautes Fréquences (869 MHz).

Alors que la Near Field Communication est destinée au communications à très courtes distances (10 centimètres maximum), la Radio Frequency IDentification permet en fonction de la fréquence d’envoyer des données sur des distances variant de quelques centimètres à plus de cent mètres.

Des usages diversifiées des technologies

La technologie RFID est basée sur l’utilisation de récepteurs fixes ou mobiles recevant des données émises par ondes radioélectriques provenant de différents types d’émetteurs :

  • – Les tags passifs ne possédant qu’une mémoire et une antenne pour recevoir les signaux envoyés par un lecteur et émettre en retour.
  • – Les tags actifs UHF possédant à la fois une mémoire, une antenne et une batterie fournissant l’énergie qui leur permet d’émettre des signaux dans un rayon donné.
  • Les tags Beacons Bluetooth Low Energy ou LoRa constitués de plusieurs types de capteurs permettant de réaliser des mesures (température, humidité, vibrations, durée de vie…).

Le fonctionnement de ce système de traçabilité est basé sur différents types de puce ou d’étiquette, pour permettre d’établir la traçabilité industrielle, la gestion des stocks en magasin comme en entrepôt, le contrôle d’accès, la géolocalisation, la maintenance préventive, le monitoring des conditions d’utilisation…

De par ses usages prédéfinis (accessibilité à un site Internet, lancement automatique d’une application, connexion à un serveur, envoi d’un SMS…) la NFC est utilisable pour des applications grand public (transport, paiement sécurisé, billettique…). Cela a entraîné la présence croissante de puces NFC sur les smartphones, tablettes et cartes bancaires grâce à ces tags qui peuvent à la fois jouer le rôle d’émetteur et de récepteur des données.

Comment lire une puce RFID ?

Sous ce nom générique et un peu fourre-tout l’on peut trouver des périphériques de stockage et d’échanges de données aussi différents que des tags RFID passifs ou actifs, des tags Beacons ou LoRa et des tags NFC. Si le mode de fonctionnement est toujours le même, le type de lecteur varie donc en fonction du type de puce utilisé.

Pour la lecture des balises RFID actives ou passives il est nécessaire de disposer d’un lecteur couplé à une ou plusieurs antennes configurées pour capter les signaux à haute ou ultra hautes fréquences dans les premières et à basses fréquences pour les deuxièmes. Les lecteurs peuvent être mobiles et de petite taille (équivalent à un smartphone) ou être fixes en étant intégrés à des mâts, des portiques voir des tunnels. La plupart d’entre eux ont également une fonctionnalité encodage pour pouvoir ajouter des informations sur les radio-étiquettes.

Pour la lecture des balises NFC qui émettent des signaux sur de très courtes distances la plupart des ordinateurs, tablettes et smartphones récents sont dotés des récepteurs nécessaires à la lecture du signal émis. Cependant pour pouvoir également ajouter des données sur ces puces il est nécessaire d’utiliser des lecteurs encodeurs spécifiques.