La traçabilité est définie comme “l’aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’une entité au moyen d’identifications enregistrées” (Norme NF EN ISO 8402). L’entité en question pouvant être un objet, un processus ou un organisme.

La logistique, elle, désigne la manière d’organiser, dans des délais prescrits, l’expédition et la livraison d’objets à l’intérieur d’une entreprise ou à destination d’autres acteurs économiques, ou encore la gestion de leur entreposage dans les stocks.

La traçabilité en matière de logistique est basée sur la collecte des données relatives aux flux entrants et sortants de produits au sein de l’entreprise. La conservation de ces informations et la possibilité d’exécuter des requêtes dans la base de données permet d’établir des statistiques sur les performances et les dysfonctionnements du service ou de la fonction logistique afin d’en améliorer l’efficacité.

Quelles sont méthodes d’identification et de suivi logistique ?

La méthode la plus ancienne, pour assurer un suivi en réception comme en expédition, reposait sur une documentation papier passant de main en main et conservée dans des dossiers dédiés. Ce mode de suivi des entrées et sorties des produits dans les entrepôts et dans les usines était partiel et souvent peu utilisable en raison des pertes de documents et du temps nécessaire à la saisie des données.

A partir des années 1990 avec l’informatisation des entreprises, la possibilité de collecter et de traiter des données en masse a développé l’intérêt d’un suivi logistique précis pour tout secteur d’activité. Cela est également du au fait qu’au fil des décennies la gestion des fournisseurs et des clients s’est complexifiée tandis que les coûts de déploiement des technologies d’identification se sont réduits.

Les technologies de tracking de produits qui sont actuellement utilisées sont plus ou moins performantes et ont des ratios coût/efficacité très divers :

  • Les code-barres classiques : Lus par des scanners optiques fixes, ils collectent efficacement et à moindre coût les données relatives aux produits, aux emballages et/ou aux conteneurs. Ses défauts principaux sont sa faible portée (quelques centimètres de distance) et l’impossibilité de lire les informations à travers des emballages ou des films plastiques.
  • Les caméras industrielles : Grâce à la reconnaissance des formes, elles peuvent identifier des produits et assurer leur suivi sur les chaînes de production. Mais cela n’est plus possible une fois que ceux-ci sont emballés. Les données ne sont donc collectées que sur une partie très réduite de la chaîne logistique.
  • Les balises GPS : Elles sont extrêmement utiles pour obtenir la géolocalisation en temps réel des expéditions ou des lots de marchandises stockés dans des entrepôts. Il est cependant difficile d’assurer un suivi logistique pour tous les produits en raison des coûts liés à l’utilisation d’un grand nombre de traceurs GPS.
  • Les systèmes de réalité augmentée : Plutôt utiles pour le consommateur, en observant un produit sous tous les angles, on récolte des données d’identification des produits via des tablettes sans fil. Cependant, les coûts de la technologie couplés à l’impossibilité d’assurer le suivi sur la totalité de la chaîne logistique limitent leur efficacité pour l’entreprise.
  • La radio-identification : Basée sur l’utilisation d’étiquettes qui contiennent des puces dotées de mémoires internes. Elles communiquent des informations d’identification avec des bornes spécifiques via ondes radio. Les puces de dernière génération sont également réinscriptibles pour l’enregistrement de données complémentaires ( date de production, zone de stockage en entrepôt, destinataire final…). Par ailleurs, la possibilité d’intégrer des étiquettes sur des supports papiers, plastiques ou métalliques permet d’assurer une traçabilité logistique complète (produits, emballages, conteneurs…) grâce au réseau de stations RFID et au logiciel dédié.

TagProduct présente les caractéristiques techniques de la RFID utilisé dans le domaine de l’identification et du suivi des produits comme des flux.

Quelle est la différence entre le tracing et le tracking ?

Dans le secteur de la logistique, deux termes sont utilisés en France comme dans les pays anglo-saxons pour décrire deux types différents de suivi d’éléments :

  • Le tracing a pour objectif de reconstituer le cheminement d’un produit sur au moins une partie de la chaîne de production. Il est utilisé pour déterminer la cause des défauts d’un lot de produits : matière première de mauvaise qualité, composants dysfonctionnels, mauvais réglages de machines.
  • Le tracking permet d’assurer le suivi de produits au travers des différentes étapes de transport. Il est basé sur l’analyse des flux pour déterminer l’origine ou la destination de lots de produits.

Quelle est la différence entre les traçabilités ascendantes et descendantes ?

La traçabilité ascendante est la possibilité de retrouver les origines (étapes de production) et les spécificités d’un produit à partir de critères de recherche spécifiques dans la base de données de l’entreprise. Cela peut aussi permettre au consommateur d’un article d’en savoir plus sur son origine (exemple : lieux de vinification, éléments de composition…)

La traçabilité descendante est la possibilité d’identifier la position de produits à partir de critères tels leurs numéros d’identification ou leurs date de et son lieu de production.

En quoi consiste le suivi en temps réel pour les marchandises ?

Le suivi efficace en temps réel d’un produit est fonction de plusieurs critères :

  • La simplicité du système de suivi de la production chez le ou les fournisseurs.
  • La qualité des méthodes de suivi concernant le transport, via traceurs GPS sur les camions ou les navires ou puces de radio-identification sur les conteneurs.
  • La station RFID permet de récupérer et de lire les informations propres à ces articles.
  • Les données sont ensuite envoyées à un ou plusieurs logiciels pour collecter les informations relatives à chaque article.
  • Le niveau de précision du système de tracking des colis en réception. Ce tracking final doit prendre en charge toute la chaîne logistique depuis le début de transformation de la matière première jusqu’à la fin de l’expédition du produit fini.

Il faut ici distinguer deux types de suivi en temps réel pour des objets :

  • Celui de la production ou de la transformation qui peut être assurée par le déploiement de puces RFID sur les produits et qui permet d’informer le client final comme le producteur.
  • Pour l’inventaire des stocks en entrepôt.
  • Pendant le transport vers les acteurs suivants.
  • Celui qui concerne la logistique. Il est déployé par le transporteur ou le producteur pour informer à tout moment. le destinataire de la localisation d’une cargaison ou de stocks.